16 nov. 2017 - 16 nov. 2020 Adeline LEFEVRE

Améliorer la qualité nutritionnelle du lait tout en diminuant son empreinte environnementale

Le CRA-W et l’UCL ont mis au point un concept alimentaire qui permet d’améliorer la qualité du lait (acides gras, vitamines et polyphénol) tout en limitant les rejets de méthane et d’azote par la vache.

Améliorer la qualité nutritionnelle du lait tout en diminuant son empreinte environnementale

Trop souvent, une image négative de l’élevage laitier est transmise au consommateur. Malgré sa richesse en nutriments, la consommation de lait de vache est régulièrement remise en cause d’un point de vue santé, en particulier vis-à-vis de la teneur en acides gras saturés du lait qui aurait entre autre un impact négatif sur le taux de cholestérol chez l’homme. Par ailleurs, l’agriculture, et indirectement les vaches, est bien souvent montrée du doigt comme responsable du réchauffement climatique principalement via les émissions de méthane dans l’atmosphère et les rejets d’azote.

 

Un essai a été mené durant l’hiver 2017 afin de comparer une ration traditionnelle à une ration optimisée. Cette dernière était formulée afin de satisfaire très précisément les besoins en protéines des animaux compte tenu de leur niveau de production. Elle était optimisée quant à ses nutriments énergétiques (céréales et oléagineux), sa composante en matière grasse (graines de lin) et sa durabilité (matières premières produites localement, ensilage riche en légumineuse).

 

Pour un niveau de production similaire, le lait produit avec la ration optimisée avait une composition nutritionnelle nettement supérieure. Il contenait en effet plus d’acides gras polyinsaturés (+62%) et présentait un rapport ω6/ω3 proche de 1,0 (faible risque cardiovasculaire). Il contenait en outre, plus de vitamine B12 (+47%), dont la carence peut induire des problèmes neurologiques chez les personnes âgées. Enfin, il était riche en équol : un polyphénol spécifique à haut potentiel antioxydant et susceptible de prévenir les cancers hormono-dépendants. En parallèle, cette ration optimisée permettait de réduire les émissions de méthane par les animaux de 12%, et les rejets d’azote de 29% par rapport à la ration traditionnelle. Au total, le bilan carbone du litre de lait est diminué de 25% avec la ration optimisée. Pour la filière laitière, les progrès environnementaux ne sont donc pas antagonistes à ceux liés à la qualité fine des produits !

 

Plus d’informations : http://www.cra.wallonie.be/fr/les-projets/grassmilk

 

Mise à jour 16 nov. 2017