3 avril 2018 Laurent JAMAR

Bandes fleuries en verger biologique : quel impact sur les bioagresseurs ?

Bandes fleuries en verger biologique : quel impact sur les bioagresseurs ?

L’intérêt du développement de la biodiversité dans les vergers est encore parfois perçu comme flou par les producteurs de fruits de nos régions. Pourtant, chaque territoire, chaque activité, chaque acteur est interpellé par l’indispensable préservation du vivant ; et la biodiversité, si familière au quotidien des vergers, devient, aujourd’hui, un enjeu. Il est donc incontournable d’évaluer et d’expliquer aux producteurs de fruits les bénéfices qu’ils peuvent tirer de la biodiversité, notamment par les services qu’elle leur rend en matière de pollinisation et de régulation des ravageurs. L’implantation de bandes fleuries en verger est une piste qui a pu être expérimentée récemment, grâce à l’appui durant trois ans (2015-2017), d’un projet européen ERANET Core Organic Plus, appelé « EcoOrchard ».

Pourquoi des bandes fleuries ?

Les ennemis naturels, qu’ils soient généralistes ou spécialistes, ont besoin de refuges et de sources de nourriture. Les fleurs de dycotylées et de monocotylées leur offrent en effet des abris naturels, un apport en nectar et pollen. Elles attirent aussi des proies alternatives. Elles permettent donc aux auxiliaires de se maintenir de manière plus permanente dans les vergers et, ainsi, de favoriser leur présence dès l’arrivée des ravageurs.

Quelques résultats de ces recherches menées au CRA-W vous sont présentés dans le magazine Itinéraires Bio 39 de Biowallonie. Consultez l'article en cliquant sur le lien ci-après.

Mise à jour 3 avril 2018