7 octobre 2019 Michaël MATHOT

L’agriculture, un secteur clé pour la gestion de nos ressources en eau

Dans le cadre du projet Empreinte eau, le CRA-W développe des approches visant à quantifier la consommation en eau des exploitations agricoles. Les aspects qualitatifs sont, quant à eux, abordés dans d’autres projets (Alt4Cer, Qualaiter, Enviprai, etc.).

L’agriculture, un secteur clé pour la gestion de nos ressources en eau

Essentielle à la vie, l’eau est une ressource à protéger. Dans un milieu donné, celle-ci peut arriver à manquer. Son utilisation peut également être restreinte suite à sa qualité inadéquate ou être le vecteur de modifications du milieu naturel résultant d’un enrichissement en composés (ex. : eutrophisation via l’azote et le phosphore).

Le secteur agricole, de par son activité, peut contribuer à la raréfaction de l’eau, via notamment l’irrigation, mais également à une détérioration de sa qualité suite, par exemple, à l’application de produits de protection des plantes ou de fertilisants.

Pour estimer l’eau consommée, on évalue, par modélisation, les quantités entrantes et sortantes de l’exploitation en prenant en compte à la fois les processus biologiques, tels que l’évapotranspiration, et les transferts d’eau via les produits achetés et vendus (eau du réseau, aliment pour bétail, lait vendu, etc.).

Une vingtaine d’agriculteurs s’interrogeant sur les conséquences de leurs activités sur la problématique de l’eau se sont associés au projet. Munis de compteurs d’eau, ils enregistrent leurs pratiques et consommations. Ils participent ainsi à l’élaboration d’un référentiel de consommation d’eau du réseau de distribution et/ou prélevée directement dans le milieu. Cette collaboration permet à la fois de s’assurer de la cohérence entre modélisation et données de terrain mais surtout d’identifier les pratiques les plus favorables à une utilisation raisonnable des ressources en eau.

Cette démarche permettra, dans le futur, l’établissement de références relatives aux consommations en eau par le secteur et de conseiller ce dernier quant aux leviers d’amélioration potentiels en fonction de l’orientation technico-économique considérée.

 

Financement DGO3, en partenariat avec la DAEA (Direction de l’Analyse Economique Agricole)

Mise à jour 7 octobre 2019