6 décembre 2018 Lise BOULET

Réfléchir ensemble sur l’optimisation de son élevage laitier

PROTECOW vise à aider les producteurs laitiers de la zone transfrontalière franco-belge à améliorer leurs résultats d’exploitation. Ce projet est construit autour de trois axes fortement liés : l’autonomie protéique, l’efficience azotée et la rentabilité.

Réfléchir ensemble sur l’optimisation de son élevage laitier

Quelles pratiques pour améliorer son autonomie protéique ?

Neuf stratégies permettant d’améliorer l’autonomie protéique des élevages laitiers ont été détaillées en fiches techniques. Sur celles-ci sont présentés de manière synthétique des chiffres-clés, des règles de mise en œuvre mais aussi une analyse de leurs avantages/inconvénients.

 

Une analyse plus fine de l’impact technique et économique du remplacement du tourteau de soja présent dans la ration des vaches laitières a également été réalisée. Cinq pratiques distinctes, reprises sur des fiches techniques, ont été évaluées : l’utilisation de tourteaux de colza, la culture de dérobées, l’amélioration de la qualité de l'herbe récoltée, l’autoconsommation de féverole toastée, ou encore la conversion à l'agriculture biologique.

Et sur le terrain ?

Un club transfrontalier de 18 éleveurs laitiers (6 français, 6 flamands et 6 wallons) a été créé. Le suivi de ces exploitations et les échanges qui en résultent apportent de précieux enseignements. Par exemple, deux grands constats découlent de l’analyse de leurs marges brutes. Pour les recettes, on observe de fortes différences dans le prix du lait payé. Elles s’expliquent principalement par les taux butyreux (TB) et protéique (TP) du lait. Entre les 3 élevages les plus bas et les 3 élevages les plus hauts en taux, la variation est de l’ordre de 4.5 TB et 1.5 TP (en g/kg). La différence de TB provient majoritairement de l’alimentation et plus précisément de la qualité des ensilages d’herbe produits sur les exploitations et de leur niveau d’incorporation dans la ration des vaches. Pour ce qui est des coûts, les éleveurs des 3 régions produisent la même quantité de lait (≈ 30 kg/vache/jour au printemps 2018) mais avec des quantités de concentrés très différentes, variant entre 1970 et 1400 kg/vache. Dans les exploitations où les fourrages sont de bonne qualité et présents en suffisance, les éleveurs doivent remettre en question leur utilisation du concentré de production et son efficacité marginale.

Dans le contexte actuel, les dépenses raisonnées et l’optimisation des productions sont les principales armes dont dispose l’éleveur pour répondre à la volatilité des prix. Mais quelles solutions peut-on facilement mettre en place dans la région franco-belge ? Quels sont leurs impacts sur l’exploitation en termes d’autonomie et/ou de rentabilité ? Enrichi par l’expérience transfrontalière, le projet PROTECOW amène des réponses à ces questions et des pistes de réflexion pour les éleveurs laitiers.      

 

Pour toutes informations complémentaires : www.interreg-protecow.eu

Cinq structures, ACE et Idele (FR), Inagro et ILVO (FL) et le CRA-W (W), collaborent pour mener à bien le projet. Il est subsidié par les fonds européens du programme INTERREG V, la Région wallonne et la province de Flandre occidentale.

Mise à jour 6 décembre 2018