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Les strongles ne passeront pas !

CW
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Les strongles ne passeront pas !

La gestion du parasitisme est une étape clé de l’élevage du jeune bétail au pâturage. Pourtant on peut observer une grande variabilité des pratiques tant au niveau des types de traitements, de leur nombre, de la période d’administration, que de la rémanence des produits utilisés ou de leur mode d’administration.

C’est pour optimiser ces pratiques que le projet « Gestion raisonnée du parasitisme chez le jeune bétail laitier à l’herbe» a été mis en place en collaboration avec la Faculté de Médecine Vétérinaire de l’ULg. Nous avons suivi des génisses en première année de pâturage sur, d’une part, la gestion du pâturage, le suivi de la croissance et de l’alimentation des génisses, et d’autre part la détermination de la pression parasitaire. C’est la mise en contact du parasite avec le bovin qui va permettre à ce dernier de développer son immunité. Un contact continu et modéré permet à l’animal d’activer ses défenses immunitaires tout en maintenant une bonne croissance.

 

Quels indicateurs pour l’éleveur ?

L’estimation de la hauteur d’herbe permet d’éviter un pâturage trop ras, augmentant le risque parasitaire, en changeant les animaux de parcelle ou en les complémentant lorsque la hauteur d’herbe est inférieure à 5cm.

Un 1er contrôle de la pression parasitaire réalisée à la mi-saison (juillet-août) consiste en une analyse coprologique qui permet de voir si le bovin excrète des œufs de parasites et en quelle quantité. A la même occasion, il est judicieux de suivre la croissance des génisses, par la mesure du périmètre thoracique si une première mesure a été effectuée juste avant la mise à l’herbe.

Un 2ème contrôle se fait à la rentrée à l’étable avec une seconde analyse coprologique et par le suivi de la croissance auxquels s’ajoute un dosage du taux de pepsinogène sanguin. Celui-ci renseigne sur le degré d’infestation de la caillette par les strongles digestifs. Plus il y a de strongles dans la caillette, plus les dégâts infligés à la muqueuse de cette dernière sont importants et moins le pepsinogène est transformé en pepsine active. Dans ces conditions le pepsinogène s’accumule dans la caillette et cela se traduit par une augmentation du pepsinogène sanguin. De ce fait, le pepsinogène est un bon indicateur de l’exposition des jeunes bovins aux vers digestifs et par conséquent de l’acquisition de l’immunité : un taux trop élevé indique que l’infestation est trop forte, il faut traiter ; un taux trop faible indique que l’animal n’a pas acquis une immunité suffisante et qu’il sera particulièrement à risque lors de la saison de pâturage suivante.

Pour conclure, la gestion du parasitisme requiert 2 préalables : la connaissance du parasite (cycle), la connaissance du parasitisme de l’exploitation couplé à une bonne gestion des prairies par le mode de pâturage. Traiter mieux, implique de suivre le pâturage et la croissance des animaux, et de choisir un produit qui répond le mieux à la pression parasitaire existante.

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