RESIST

Maxime DUVIVIER
Partagez :

Comme les antibiotiques sur les bactéries, tout traitement phytosanitaire exerce sur les organismes combattus une pression sélective à laquelle ne survivent que les plus résistants. Les mécanismes sont divers et les dynamiques, tantôt progressives, tantôt explosives, répondent au mode d’action des produits, à leur fréquence d’application, au taux de multiplication de l’organisme, et à toutes les pratiques influant sur la survie, la dispersion et la reproduction de l’organisme. A des degrés divers, la septoriose touche toutes les variétés de blé, si bien que sa maîtrise repose surtout sur les fongicides. Toutefois, la plasticité génétique du champignon et le caractère uni-site de la plupart des fongicides se traduisent par un risque élevé de résistance. A l’usure des triazoles et à l’effondrement des strobilurines, on redoute que s’ajoute à court terme la résistance aux SDHI, les fongicides plus récents. Des problèmes similaires se posent avec le vulpin des champs, et avec divers insectes, de façon d’autant plus aiguë que la palette des modes d’action des Produits de Protection des Plantes (PPP) va en se réduisant. En cherchant à connaître la distribution, la nature et le niveau de la résistance aux PPP en Wallonie, le projet RESIST vise à combler une lacune qui entrave le développement de l’IPM (Integrated Pest Management), et particulièrement l’usage optimal des PPP. Le projet RESIST vise à : 1) développer des méthodes de routine pour quantifier et qualifier la résistance aux PPP, dans un premier temps de la septoriose et du vulpin ; 2) cartographier les types et les niveaux de résistance en Wallonie ; 3) concevoir et éprouver des stratégies assurant le contrôle des organismes nuisibles tout en minimisant le risque de résistance ; 4) diffuser les résultats utiles aux agriculteurs ; 5) transférer les compétences nécessaires pour pérenniser les outils développés.

Comme les antibiotiques sur les bactéries, tout traitement phytosanitaire exerce sur les organismes combattus une pression sélective à laquelle ne survivent que les plus résistants. Les mécanismes sont divers et les dynamiques, tantôt progressives, tantôt explosives, répondent au mode d’action des produits, à leur fréquence d’application, au taux de multiplication de l’organisme, et à toutes les pratiques influant sur la survie, la dispersion et la reproduction de l’organisme. A des degrés divers, la septoriose touche toutes les variétés de blé, si bien que sa maîtrise repose surtout sur les fongicides. Toutefois, la plasticité génétique du champignon et le caractère uni-site de la plupart des fongicides se traduisent par un risque élevé de résistance. A l’usure des triazoles et à l’effondrement des strobilurines, on redoute que s’ajoute à court terme la résistance aux SDHI, les fongicides plus récents. Des problèmes similaires se posent avec le vulpin des champs, et avec divers insectes, de façon d’autant plus aiguë que la palette des modes d’action des Produits de Protection des Plantes (PPP) va en se réduisant. En cherchant à connaître la distribution, la nature et le niveau de la résistance aux PPP en Wallonie, le projet RESIST vise à combler une lacune qui entrave le développement de l’IPM (Integrated Pest Management), et particulièrement l’usage optimal des PPP. Le projet RESIST vise à : 1) développer des méthodes de routine pour quantifier et qualifier la résistance aux PPP, dans un premier temps de la septoriose et du vulpin ; 2) cartographier les types et les niveaux de résistance en Wallonie ; 3) concevoir et éprouver des stratégies assurant le contrôle des organismes nuisibles tout en minimisant le risque de résistance ; 4) diffuser les résultats utiles aux agriculteurs ; 5) transférer les compétences nécessaires pour pérenniser les outils développés.

Equipe

Partagez cet article

Sur le même sujet