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Un diagnostic énergétique, aussi dans les fermes !

Un diagnostic énergétique, aussi dans les fermes !

Bien connaître les consommations énergétiques des exploitations agricoles pour mieux les maîtriser, un objectif du projet OPTENERGES

Dans un contexte caractérisé par des consommations, productions et coûts des énergies très variables, les charges liées à la consommation d’énergies fossiles de nos fermes sont volatiles avec une tendance globale à l’augmentation. Ceci a également une répercussion sur le coût des intrants dont la fabrication nécessite beaucoup d’énergie.

Le diagnostic énergétique est un état des lieux permettant de quantifier les consommations énergétiques directes et indirectes au sein de l’exploitation. Les énergies directes correspondent à l’énergie utilisée lors de l’activité agricole sur l’exploitation (ex : carburant) tandis que l’énergie indirecte est celle qui est dépensée en amont de l’exploitation lors de la fabrication et du transport des différents intrants tels que par exemple les fertilisants et les aliments.

Durant le projet OPTENERGES, environ 250 bilans énergie et gaz à effet de serre ont été réalisés dont 60 en Province du Luxembourg.

Cette première étude a permis de calculer des valeurs repères moyennes générales et par production. Les consommations totales moyennes sont de 3 600 MJ/1000 litres de lait et 2 600 MJ/100 kg de poids vif.

La variabilité est importante même au sein d’exploitations ayant les mêmes productions. Par exemple pour les exploitations spécialisées dans la production de viande, la consommation énergétique totale pour produire 100 kg de poids vif de notre échantillon est comprise entre 1462 et 5166 MJ !

Les systèmes intensifs dont l’alimentation est basée sur l’herbe se démarquent par des consommations plus importantes par rapport aux types intensifs qui utilisent plus de maïs. Ceci s’explique par la nécessité d’acheter des concentrés. Ces observations soulignent qu’une plus grande autonomie alimentaire pourrait être atteinte, dans les systèmes plus intensifs présentant de plus forts chargements, en associant le maïs à l’herbe comme source de fourrage grossier.

Il est important de ne pas négliger l’optimisation de l’utilisation des fertilisants et des aliments (conduite fourragère/alimentaire) qui sont deux postes importants pour nos systèmes intensifs.

Le projet Optenerges (INTERREG IV Grande Région) a été financé par l’Union Européenne et la Région wallonne pour le versant wallon.

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