Evaluation de l’implication potentielle de bactéries dans le dépérissement du chêne en Wallonie
- Bultreys, A. , Gheysen, I. & Van Eyll, C. (2025). Evaluation de l’implication potentielle de bactéries dans le dépérissement du chêne en Wallonie. Lecture in: Rapport final DECHENE,
| Type | Audiovisual Material |
| Year | 2025 |
| Chapter title | Evaluation de l’implication potentielle de bactéries dans le dépérissement du chêne en Wallonie |
| Event Name | Rapport final DECHENE |
| Isbn | Rapport final DECHENE |
| Abstract | Ce premier financement par le SPW d’une étude bactériologique en forêts wallonnes a permis d’observer l’implication de bactéries dans le dépérissement du chêne en Wallonie. La collaboration avec l’OWSF a indiqué que les suintements sur tronc étaient majoritairement observés en Fagne-Famenne, une région susceptible d’avoir été particulièrement touchée par la sécheresse. Des facteurs climatiques et édaphiques sembleraient donc prédisposer les chênes à des attaques par des pathogènes de faiblesse. Les bactéries impliquées sont essentiellement le couple Brenneria goodwinii et Gibbsiella quercinecans, reconnu en Europe comme étant des pathogènes collaboratifs actifs sur chênes sessiles et pédonculés, mais Brenneria roseae, des Rahnella, Lonsdalea britannica et des Biostraticola ont aussi été isolés. La présence de ces bactéries dans les tissus corticaux internes et le cambium nécrosés induit un suintement sur le tronc. Le couple Brenneria goodwinii et Gibbsiella quercinecans a majoritairement été observé agir seul, confirmant des observations récentes dans plusieurs pays européen. Il peut aussi être activé lors d’une attaque d’agrile et constitue alors un volet bactériologique amplifiant les dégâts de l’insecte, en accord avec le modèle décrit au Royaume-Uni. Les deux situations coexistent en Wallonie, avec prépondérance des attaques directes de bactéries. Les nécroses induites peuvent être restreintes ou plus importantes, avec alors des signes de colonisations par d’autres bactéries, champignons et insectes, qui pourraient mener globalement à terme à la mort de l’arbre. Les observations donnent des bases pour répondre adéquatement aux situations. Un suintement sur un chêne ne doit pas inquiéter exagérément. Comme on est en présence de pathogènes de faiblesse, une possible restauration de vigueur doit être gardée à l’esprit, et des guérisons ont été observées. Cet arbre n’est pas une source de contamination, car la grande diversité génétique des souches de Brenneria goodwinii appuie l’hypothèse de l’existence de populations endophytes préalablement présentes, plutôt qu’elle ne suggère la transmission clonale par vecteur. Quand les suintements sont nombreux, l’avenir de l’arbre est compromis. Des bactéries apparentées ont été isolées au CRA-W de symptômes sur de nombreuses autres essences ligneuses, suggérant que les genres Brenneria, Gibbsiella, Lonsdalea et Rahnella sont impliqués dans d’autres problématiques bactériennes sur arbres en Wallonie. |
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| Auteur de la publication | Bultreys, A., Gheysen, I., Van Eyll, C. |


