Contexte
Les framboisiers et les mûriers, qui appartiennent au genre Rubus, peuvent être infectés par de nombreux virus, dont certains sont réglementés dans l’Union européenne. Les virus de quarantaine font l’objet de mesures visant à prévenir leur introduction et leur dissémination, tandis que les organismes réglementés non de quarantaine sont soumis à des exigences concernant leur présence dans le matériel de plantation. Des méthodes de détection fiables sont donc essentielles pour garantir la qualité sanitaire des plants et soutenir les contrôles phytosanitaires.
Les ronces sauvages, largement présentes dans les haies, les lisières et à proximité des cultures, peuvent également héberger des virus et constituer des réservoirs potentiels. Leur prise en compte est nécessaire pour mieux comprendre la répartition des virus et les risques de circulation entre les populations sauvages et les plantations.
En Belgique, les connaissances sur la présence et la diversité des virus chez les Rubus cultivés et les ronces sauvages restent limitées. Certaines infections peuvent en outre passer inaperçues en l’absence de symptômes.
Objectifs
Le projet ViRuBel vise à dresser un état des lieux des virus présents chez les Rubus en Belgique, à améliorer les méthodes de détection et à approfondir les connaissances sur leur biologie, en accordant une attention particulière aux virus réglementés, dont les virus de quarantaine.
Ses principaux objectifs sont de :
- déterminer la présence et la diversité des virus dans les cultures, les importations et les populations sauvages ;
- évaluer les performances des méthodes de diagnostic et, si nécessaire, les améliorer ou développer de nouveaux tests;
- caractériser certains virus détectés et leur biologie ;
- partager les connaissances et les outils développés avec les laboratoires, les professionnels de la filière et les autorités phytosanitaires.
Déroulement
Des prospections seront réalisées dans des exploitations produisant des framboises et des mûres, ainsi que dans des pépinières et des populations de ronces sauvages. Des plantes présentant ou non des symptômes seront prélevées afin de documenter la diversité des virus présents dans ces différents milieux.
Les analyses combineront des méthodes de diagnostic ciblées et le séquençage à haut débit. Cette approche permettra de rechercher un large éventail de virus, y compris des virus peu étudiés ou encore inconnus. Les détections seront confirmées à l’aide de tests spécifiques.
Les méthodes de détection seront évaluées selon les recommandations de l’Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes (OEPP). Les travaux porteront notamment sur leur capacité à détecter de faibles quantités de virus et à couvrir la diversité des isolats. Des études complémentaires seront menées sur certains virus pour mieux comprendre leurs caractéristiques biologiques.
Enfin, des actions de communication et de formation permettront de diffuser les résultats et de faciliter l’utilisation des outils développés.
Résultats attendus
ViRuBel apportera une meilleure connaissance de la présence et de la diversité des virus chez les Rubus cultivés et sauvages en Belgique. Il permettra notamment de mieux documenter la situation des virus réglementés et d’identifier d’éventuels risques émergents.
Le projet fournira des méthodes de diagnostic évaluées et améliorées, ainsi que de nouvelles connaissances sur la biologie de certains virus. Ces résultats contribueront à renforcer la surveillance phytosanitaire, à soutenir les contrôles du matériel de plantation et à mieux prévenir l’introduction et la dissémination des virus dans les cultures de petits fruits.
Partenaires externes
Coordonné par le CRA-W, le projet ViRuBel est mené en collaboration avec l’Université de Liège (Gembloux Agro-Bio Tech) et l’ILVO.
Financement
Service public fédéral (SPF) Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement.






