Du
17 Avril
au
31 Décembre 2012

Contribution des filières bois-énergie au développement durable en Belgique

Contribution des filières bois-énergie au développement durable en Belgique

Contexte

Ce projet a pour but de lever les incertitudes concernant le potentiel bois-énergie en Belgique et de connaître l'impact de son utilisation sur l'émission des gaz à effets de serre, sur d'autres composantes environnementales et sur l'économie.

En outre il relève et classe les données permettant d'évaluer les conséquences politiques du déploiement de la filière bois-énergie.

Objectifs

- Etablir un inventaire reprenant: les ressources belges en bois-énergie, les techniques de valorisation du bois-énergie, les demandes potentielles belges en bois-énergie ;

- proposer un outil d'évaluation permettant de mieux définir les options politiques du développement de la filière bois-énergie ;

- analyser le développement du bois-énergie ;

- participer à la définition des objectifs à moyen et à long terme en matière d'émissions de gaz à effet de serre, participer à l'évaluation des instruments et des mesures permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre en Belgique et proposer des options politiques, techniques et économiques, afin de développer la filière bois-énergie en Belgique.

Description des tâches

Quantifier et classer les gisements en bois-énergie
- réalisation d'un inventaire de toutes les sources de bois-énergie de Belgique (à l'exception de la ligniculture) ;
- classement qualitatif et quantitatif du gisement en bois-énergie, de façon à mettre en évidence les sources présentant un intérêt comme combustible.

Relever et classer les techniques de mobilisation du bois-énergie
Cette partie est consacrée au conditionnement du bois, c'est-à-dire :
- la collecte (inventaire des techniques et des coûts de collecte selon les différentes sources de bois) ;
- le transport du lieu de collecte vers le lieu de stockage (inventaire des techniques et des coûts) ;
- le broyage (inventaire des techniques et des coûts) ;
- le séchage éventuel (inventaire des techniques et des coûts).

Relever et classer les demandes potentielles en bois-énergie
Le CRA établit une liste des utilisateurs actuels ou potentiels (type, nombres, exigences particulières...) ;

Cette liste complétera l'inventaire général du projet et permettra l'évaluation socio-économique et environnementale, ce qui constitue la phase 2 du projet.

Résultats obtenus

Le projet réalise l’inventaire des résidus bois en Belgique (rémanents forestiers, scieries, menuiseries, entreprises du bâtiment, de la construction et de la démolition). De plus, la disponibilité et le prix de ces résidus sont évalués.

Les moyens de mobilisation et de conditionnement des résidus bois sont évalués et regroupés en filières. A ces filières sont associés des coûts de production et un coût à la tonne de combustible produite.

Enfin, la demande actuelle et potentielle en bois-énergie est étudiée.

A titre d’exemple, en 1998, près de 20% des entreprises de sciage, de déroulage et de tranchage éprouvent des difficultés pour écouler leurs produits connexes. Parmi ceux-ci, les écorces trouvent le plus difficilement acquéreur alors que les sciures et les plaquettes sont généralement vendues aux industries papetières et du panneau de particules. Si l'utilisation énergétique des produits connexes reste encore marginale, elle intéresse néanmoins plus de 40% des entreprises interrogées lors de cette enquête.

L'ensemble des membres de la Fédération Nationale des scieries consomme annuellement 1269801 m³ de grumes. Ces mêmes membres produisent 648375 m³ de bois façonnés chaque année. En extrapolant ces données à l'ensemble des scieurs belges, on peut estimer la consommation annuelle de grumes à 1587251 m³/an et le sciage sortant à 810468 m³/an. Ces sciages se répartissent approximativement à 35% en feuillus et 65% en résineux.

Environ 50% des entreprises interrogées produisent des écorces ; une forte variation existe cependant en fonction des essences utilisées. On peut estimer qu'au sein de la Fédération nationale des scieries 45 entreprises produisent annuellement 80707 tonnes d'écorces. Extrapolées à l'ensemble des scieurs belges, ces données permettent d'estimer leur production d'écorces à 94019 tonnes/an. Ces écorces sont principalement stockées en containers et vendues surtout en vue de les composter.

Parmi les entreprises interrogées, 69% de celles qui utilisent des essences résineuses et 33% de celles utilisant des essences feuillues produisent des plaquettes. 40 membres de la Fédération Nationale des Scieries produisent annuellement 395396 tonnes de plaquettes. Soit pour l'ensemble des scieurs belges, une production estimée à 446807 tonnes/an.

Ces plaquettes sont stockées sur chapes de béton ou en containers et sont vendues presque exclusivement aux papeteries et à l'industrie du panneau de particules.

27% des entreprises utilisant des essences résineuses et 58% des entreprises utilisant des essences feuillues produisent des dosses et des délignures. On peut estimer que 48 membres de la Fédération Nationale des Scieries produisent annuellement 43750 tonnes de dosses et de délignures. L'ensemble des scieurs belges en produiraient donc 54688 tonnes par an. Ces dosses et délignures sont principalement stockées sous forme de fagots ficelés et sont en général vendues à l'industrie du panneau.

Les membres de la Fédération Nationale des Scieries sont 94 à produire annuellement 141193 tonnes de sciures. Soit 166303 tonnes par an pour l'ensemble des scieurs belges. Elles sont surtout stockées en silo et destinées à la vente aux industries du panneau de particules.

Environ 35% des entreprises interrogées produisent des chutes (16942 tonnes/an pour les membres de la Fédération et 21178 tonnes/an pour l'ensemble des scieurs belges), sans qu'il n'y aie de distinction nette entre utilisateurs d'essences feuillues ou résineuses. Les chutes sont stockées principalement en container avant d'être vendues le plus souvent à l'industrie du panneau de particules.

Partenaires

Unité TERM UCL, Centre Environnement Entreprise IAG, UCL, Département de biologie Université d'Anvers, Laboratoire ECOP – UCL

Coordinateur hors CRA-W

UCL-TERM
Place du Levant 2
1348 Louvain-la-Neuve

Financement

  • Politique Scientifique Fédérale

Equipe

Jérôme DELCARTEMarie-France LEGROS