Le CRA-W soutient la filière horticole wallonne

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Le CRA-W soutient la filière horticole wallonne
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Le CRA-W soutient la filière horticole wallonne

1. Soutien à la diversité horticole

Le CRA-W participe activement au maintien et à la caractérisation des ressources génétiques par l’intermédiaire de ses collections. Il valorise également celles-ci au sein d’activités transfrontalières afin de développer un pôle de gestion de la biodiversité de fruits et légumes pour notre région.

Il entend aussi participer largement à l’amélioration de la diversité et à l’innovation des productions horticoles tant au niveau des variétés que des porte-greffes. Ces travaux de sélection, de création et d’évaluation de variétés en nos conditions climatiques s’étendent aux pommes, poires, cerises, fraises et petits fruits jusqu’au sapin de Noël et permettent de proposer pour la Région wallonne des références phytotechniques aux professionnels.

Dans ce cadre, il travaille régulièrement en collaboration tant avec les Centres pilotes régionaux qu’au sein de programmes régionaux et européens.

Conservation et  caractérisation de la bio diversité

1.1. Conservation et caractérisation de la bio diversité

Les ressources phytogénétiques représentent un patrimoine inestimable pour l’avenir de l’agriculture et de nos sociétés humaines.  Patrimoine historique, scientifique et économique dont la gestion, étant donné leur caractère patrimonial et non sujet à la protection des droits de propriétés intellectuels, revient essentiellement aux missions de Services Publics. Le CRA-W rassemble de loin les plus grandes collections de ressources phytogénétiques de Belgique.

Initiée en 1975 par Charles Populer en rassemblant une diversité de caractères de résistance aux maladies, la collection des anciennes variétés s'est fortement étendue (3400 individus) grâce à la réponse enthousiaste du public. La collection augmente chaque année par l'introduction de variétés découvertes lors des identifications de fruits apportés par le public.

Les applications actuelles visent :

Evaluation des caractères de résistances aux maladies et de caractères agronomiques

De nombreuses variétés anciennes font actuellement l’objet de plusieurs travaux de recherche et développement visant à valoriser des aspects économiques, agronomiques, de résistance aux maladies et de propriétés diététiques et nutritionnelles intéressantes pour la santé humaine. 

D’importants travaux sont menés depuis 1963 sur les cerisiers, une riche collection de Prunus (qui atteint maintenant environ 370 accessions) a été progressivement constituée. 

Les premières introductions, en majorité des Prunus ornementaux, ont servi de base à la sélection de sujets porte-greffe visant la nanification du cerisier à fruits doux. Plus de 200 porte-greffe potentiels ont ainsi été progressivement testés et leurs caractéristiques phytotechniques étudiées. Ces variétés ornementales ont été regreffées entre 2003 et 2007 pour assurer la pérennité de ce patrimoine.
La collection compte également 23 variétés de cerises acides ainsi que 28 variétés locales de cerises douces, le solde, soit 210 accessions, étant composé de variétés de cerises douces plus récentes d'origine étrangère.  En effet, le CRA-W avait et a toujours comme objectif d'identifier, parmi les nouvelles variétés de cerise proposées régulièrement par les différents améliorateurs et obtenteurs mondiaux, celles qui possèdent des caractéristiques phytotechniques, commerciales et gustatives correspondant le plus adéquatement aux conditions pédoclimatiques belges de production sur porte-greffe nanisant.
 La richesse de ce patrimoine en collection est notamment liée au fait qu'elle rassemble en un seul lieu les élites de la sélection variétale mondiale des 50 dernières années.

Dans le cadre du projet européen BIODIMESTICA, des actions viennent d’être menées en collaboration avec le Centre de Ressources Génétiques du Nord Pas-de-Calais et le Centre Technique Horticole de Gembloux pour constituer une collection de 80 entrées de variétés anciennes de légumes, 70 de fraises et 43 de tomates issues du patrimoine belge.


Contact : Lateur@cra.wallonie.be, magein@cra.wallonie.be

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1.2. Amélioration de la diversité et innovations

Amélioration de la diversité et innovations

1.2.1. Valorisation de nouvelles variétés de fruits à pépins adaptées aux terroirs wallons pour une arboriculture professionnelle de qualité

Ce programme vise à la création de nouvelles variétés commerciales de pommes destinées à renouveler et à diversifier le marché belge notamment en utilisant les ressources génétiques fruitières de la collection. L’introduction de nouvelles variétés de fruits à pépins, issues du programme d’amélioration du CRA-W, adaptées à nos conditions de cultures et plus tolérantes aux pathogènes, nécessite au préalable une évaluation de leurs qualités gustatives et agronomiques par rapport aux variétés arrivant sur le marché.

Création d’un groupement de 15 producteurs wallons en collaboration avec le CEPIFRUIT et le GAWI en vue d’expérimenter et commercialiser de nouvelles obtentions. Cette démarche de service public offre une alternative à la tendance actuelle de privatisation à outrance du renouvellement variétal par la création de clubs.
La nouvelle variété de pomme CoxybelleAG 90 du CRA-W est en troisième année d’examen pour l’obtention des droits d’obtenteurs, elle est déjà plantée chez une dizaine de producteur mais d’autres obtentions candidates à la diffusion sont aussi mises en plantation à titre expérimental.

Espoires

Un programme transfrontalier de création de nouvelles variétés de poires permettant d’offrir une alternative à la quasi monoculture de la variété ‘Conference’ est en cours et a permis de mettre en évidence une dizaine d’obtentions d’élites qui vont faire l’objet d’expérimentations.

Contact: Marc Lateur

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Développement de technologies de culture in vitro pour la création de diversité génétique

1.2.2. Développement de technologies de culture in vitro pour la création de diversité génétique.

La base génétique des ligneux fruitiers est restreinte. Pour renouveler et diversifier les variétés ainsi qu’intégrer de nouveaux caractères agronomiques, on recherche des technologies accélérant les processus d’amélioration classique. Certaines cultures de tissus in vitro offrent les possibilités de modifier le génotype à haute fréquence, dans un laps de temps relativement court et sans nécessairement impliquer de changements profonds ou irréversibles. Elles constituent en outre des alternatives potentielles à la transformation génétique lorsqu’associées aux techniques de marquage moléculaire:

  • Utilisation de la variation somaclonale pour modifier la couleur des fruits et le port des arbres.
  • Recherches sur la compétence à la régénération et sur la variation génétique induite in vitro chez les arbres fruitiers.
  • Construction de chimères stables pour améliorer la tolérance aux maladies et contrôler la croissance des arbres fruitiers.

Contact : Philippe Druart

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1.2.3. Valorisation de l’expertise du CRAW en matière de micropropagation in vitro des petits fruits et cultures maraîchères

1.2.3. Valorisation de l’expertise du CRAW en matière de micropropagation in vitro des petits fruits et cultures maraîchères

Depuis la mise en évidence du potentiel de la culture in vitro en matière de multiplication végétative, le CRAW a joué un rôle important dans le développement de technologies applicables à l’échelle industrielle.

Ainsi, depuis près de 40 ans, le savoir-faire au niveau micropropagation du fraisier est reconnu mondialement et constitue l’expertise de base du laboratoire de culture in vitro de l’Unité Génie biologique

Des protocoles et technologies spécifiques à différentes cultures ont été mis au point pour la production à grande échelle de plantes fruitières maraîchères, ornementales et forestières des régions tempérées ou tropicales. Récemment, une culture maraîchère importante a été développée en partenariat exclusif avec la société Bayer International, dans le cadre d’un contrat de longue durée. Cette collaboration fructueuse donne un exemple de compétitivité du CRA W en matière de valorisation industrielle des technologies de micropropagation in vitro. Aujourd’hui, cette expertise est mise à profit pour développer d’autres applications de la culture de tissus dans le but de diversifier les produits et d’apporter de nouvelles propriétés.

Ainsi de nouveaux challenges ont été récemment abordés : le développement de protocoles spécifiques aux plantes grasses, au chanvre industriel et médicinal, aux plantes médicinales (Artemisia sp, Pueraria sp., Officinales, Crocus sativus L. ,…)… avec l’objectif général de pouvoir valoriser à grande échelle des cultures à haute valeur ajoutée.

Contact : Pascal Geerts

1.2.4. Evaluation variétale de cerises douces

1.2.4. Evaluation variétale de cerises douces

L'assortiment national étant relativement pauvre et limité en valeur commerciale, l'objectif de ce projet était et est toujours d’identifier, parmi les nouvelles variétés de cerise proposées régulièrement par les différents améliorateurs et obtenteurs mondiaux, celles qui possèdent des caractéristiques phytotechniques, commerciales et gustatives correspondant le plus adéquatement aux conditions pédoclimatiques belges de production sur porte-greffe nanisant.
Plus de 200 variétés ont été progressivement testées dans ces conditions. Ces variétés proviennent d’Europe (France, Allemagne, Hollande, Italie, Tchéquie, Hongrie,…), d’Amérique (Canada, USA) ou d’autres parties du Monde (Australie,…).
Divers classements portant sur 180 cultivars différents ont dès à présent été publiés. Une liste de variétés particulièrement intéressantes pour l’amateur, de bon rendement et de faible sensibilité à la pourriture des fruits est disponible.

Contact : Magein@cra.wallonie.be

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1.2.5. Sélection de porte-greffe nanifiant de cerisier

1.2.5. Sélection de porte-greffe nanifiant de cerisier

La sélection de sujets porte-greffe pour les arbres fruitiers est une préoccupation continue de nombreuses stations de recherche. Les porte-greffes permettent en effet de modifier le comportement phytotechnique de l’arbre fruitier.

La sélection de sujets porte-greffe visant la nanification du cerisier à fruits doux a débuté au Département Biotechnologie (anciennement Station des cultures fruitières et maraîchères) vers 1960. Plus de 200 porte-greffe potentiels, tous Prunus ornementaux, ont été progressivement testés et leurs caractéristiques phytotechniques étudiées. Cette sélection a conduit à la mise sur le marché de 3 porte-greffes, Inmil® (Prunus incisa x serrula), Damil® (Prunus dawyckensis) et Camil (Prunus canescens), chacun présentant des potentiels de réduction de croissance différents ainsi qu’une précocité et une intensité de floraison variables. Inmil® et Damil® sont aujourd’hui des porte-greffes d’intérêt reconnus par les pépiniéristes wallons.

La sélection d’un sujet porte-greffe de cerise douce présentant un niveau de nanification proche de celui induit par Damil® cumulé à la précocité de mise à fleur/fruit souhaitée par les producteurs est encore d’actualité

Contact : Hugo Magein

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1.2.6. Développement de la culture de fraises et de petits fruits ligneux en Wallonie

1.2.6. Développement de la culture de fraises et de petits fruits ligneux en Wallonie

Depuis plusieurs années, le CRA-W travaille dans le domaine de la fraise et des petits fruits ligneux dans un souci de diversification et de compétitivité de la filière wallonne.

Les cultures de petits fruits sont de plus en plus adoptées en diversification par les agriculteurs wallons car elles demandent peu d’investissements au départ et garantissent une stabilité des prix permettant de rentabiliser rapidement l'investissement initial.
Les consommateurs sont souvent déçus en début de saison par le manque de saveur des fraises sur le marché et lorsque les premières fraises belges sont proposées à des prix supérieurs, il est particulièrement important qu’elles se démarquent au niveau de la qualité.

Un des aspects de la différentiation de la qualité en Wallonie est la sélection variétale. Dans ce contexte, il devient d’autant plus important de trouver, en plus des variétés commercialisées actuellement en Wallonie, des alternatives de même qualité gustative mais d’époque de maturité différente afin de cibler les créneaux de commercialisation les plus intéressants. Ainsi, des essais sont mis en place pour tester tant sur le plan de la qualité gustative que de la productivité, les variétés nouvelles issues de sélections proposées par les obtenteurs et pépiniéristes afin d’élargir la gamme proposée aux producteurs.

De plus, les fruits doivent répondre aux législations de la protection de l’environnement et de la sécurité alimentaire devenues de plus en plus sévères. D’autres aspects de ces recherches concernent notamment l'identification et de l’évolution des ravageurs présents dans les cultures, le développement des techniques de production intégrée, l’utilisation des plastiques biodégradables,…

Contact : Stéphanie Farvacque

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1.2.7. Mise au point de nouvelles technologies de production d'arbres de Noël de qualité.

1.2.7. Mise au point de nouvelles technologies de production d'arbres de Noël de qualité.

Les travaux ont pour objectif de soutenir le secteur de l'arbre de Noël wallon dans ses efforts de qualité et de diversification.
De 1996 à 2004, différents essais de greffage en plein champ à partir de rameaux issus de   trente arbres sélectionnés pour leurs caractéristiques de croissance ont ainsi permis l’installation d’environ 300 arbres « élites » répartis sur une superficie d’un hectare à Neufchâteau.
Le résultat le plus intéressant de la technique utilisée a été l’obtention rapide de pousses orthotropes (droites) induites par l’utilisation de porte-greffes âgés bien installés.  Ceci a été déterminant sur la fructification, celle-ci s’établissant au niveau des 4 ou 5 derniers verticilles sur les pousses latérales des arbres adultes.  Ainsi donc, les premières fructifications, obtenues en 2011 au bout de 15 années seulement, ont permis de récolter 60 kg de graines qui donneront une première génération d’environ 48.000 pieds. Les années prochaines verront la production de ce verger augmenter progressivement.
Ce travail a été subsidié par la Direction générale des Technologies, de la Recherche et de l’Energie (DGO6). Les perspectives offertes par ces premiers résultats devraient inciter à mettre l’accent sur la nécessaire mise en place de tels nouveaux vergers à graines en Wallonie. Elles permettent aussi d’envisager la réalisation de croisements interspécifiques (entre espèces) en vue de tenter de réunir les critères de qualité toujours plus nombreux qu’attendent les amateurs d’arbres de Noël.  N’a-t-on pas reproché au sapin de Nordmann son absence d’odeur ? Le travail que nous poursuivons actuellement en collaboration avec l’Unité de chimie générale et organique de Gembloux Agro-Bio-Tech vise précisément à remédier à cette critique (projet subsidié par la Direction de la Recherche (DGO3 : subvention D31-1239).

Contact : Misson@cra.wallonie.be

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2. Soutien à la qualité des productions horticoles

Le CRA-W est soucieux de l’amélioration de la qualité des productions fruitières, légumières, ornementales et des pépinières.

Le développement de la production biologique, tant en fruits qu’en légumes, est un axe des recherches au CRA-W. Il valorise également celles-ci au sein d’activités transfrontalières afin de dynamiser les compétences, les expériences et les innovations autour des problématiques des productions biologiques de fruits et légumes

Il met aussi ses capacités en gestion des intrants au service de la profession en développant des outils d'aide à la décision pour la gestion globale de la fertilisation azotée des cultures.

A destination du secteur des pépinières, le CRA-W a développé des outils permettant la mise en place d’une filière de certification tant sanitaire qu’identitaire du matériel végétal de reproduction.

Enfin, le CRA-W tient à ce jour un rôle actif dans la valorisation de la qualité différenciée des productions horticoles wallonnes et leurs sous-produits au sein de l’industrie de transformation.

Dans ce cadre qualitatif, il travaille régulièrement tant en collaboration avec les Centres pilotes régionaux qu’au sein de programmes régionaux ou européens.

2.1. Développement de la production biologique

2.1.1 Mise en place d’une cellule  «  Agriculture Biologique et Autonomie protéique » au sein du CRA-W.

2.1.1 Mise en place d’une cellule « Agriculture Biologique et Autonomie protéique » au sein du CRA-W.

La production biologique est considérée comme un thème prioritaire en matière de recherche scientifique en Wallonie. Dans ce contexte, la recherche sur la production biologique est capitale puisqu'elle met en évidence des techniques innovantes visant notamment à réduire les intrants chimiques, profitables tant aux exploitations biologiques que conventionnelles
Dans le domaine horticole, la nouvelle cellule « Agriculture Biologique et Autonomie protéique » créée au sein du CRA-W, a été très active. Les actions menées ont été essentiellement de type participatif avec les acteurs du secteur et en collaboration avec le producteur. C’est dans un réseau de 10 entreprises horticoles wallonne qu’ont débuté ces actions de recherche (5 exploitations en arboriculture fruitières et 7 exploitations maraîchères).
Dans cette approche, le CRA-W travaille en lien étroit avec les acteurs de la profession afin de se poser les bonnes questions et chercher des solutions ensemble. On mutualise à la fois les compétences des scientifiques et celles des agriculteurs afin de dynamiser l’exploitation.
Quelques actions :

  • Mieux comprendre le fonctionnement des exploitations au travers de l’observation de l’état sol – plante par l’évaluation et la gestion de la fertilité (biologique, chimique et physique) des sols.

Ces analyses sont reliées aux pratiques culturales de l’agriculteur afin de chercher ensemble ou avec d’autres personnes ressources, les moyens d’optimaliser les conditions de production et les moyens de régulariser les rendements ou la qualité des produits.

  • Expérimentations au sein de son verger biologique expérimental, le CRA-W mène des expérimentations permettant, à travers une approche système, d’améliorer les pratiques adoptées en verger biologique (choix variétaux, positionnement de la protection phytosanitaire, conduites et systèmes du verger),
  • Création participatif d’un nouveau verger de type agro-forestier associant la culture pérenne à une culture annuelle maraîchère (pomme de terre en 2014).
  • Essais de réduction de l’usage du cuivre en culture de la pomme de terre par une application précise et localisée des bouillies de pulvérisation.

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2.1.2. Recherche de stratégies de protection vis-à-vis des ravageurs et maladies en Arboriculture Biologique (Interreg TransBioFruit)

2.1.2. Recherche de stratégies de protection vis-à-vis des ravageurs et maladies en Arboriculture Biologique (Interreg TransBioFruit)

Le projet Interreg IV « TransBioFruit » vise à mutualiser les compétences transfrontalières en arboriculture biologique. Ce projet transfrontalier, qui réunit pour la première fois tous les acteurs liés à la recherche et au développement des méthodes de Production Fruitières Biologique (GABNOR, FREDON, CPBio et CRA-W), a pour but de :

  • expérimenter un modèle de verger commercial biologique intégrant un panel de techniques culturales et de biodiversités fonctionnelles afin de réduire de façon substantielle les intrants tout en optimisant les rendements et la qualité des produits,
  • expérimenter des stratégies innovantes de protection vis-à-vis des maladies et ravageurs des vergers (tavelure, oïdium, chancre, suie, pucerons, carpocapse, gloesporiose, …),
  • sélectionner des variétés de pommes et poires adaptées à la culture biologique,
  • montrer comment et pourquoi préserver et valoriser les auxiliaires utiles,
  • rechercher par des essais comparatifs les pratiques culturales et la conduite des arbres les plus adaptés à la culture biologique,
  • Affiner et adapter les outils d’aide à la décision et les méthodes d’avertissement à la culture biologique.

Enfin, le projet s’attache à diffuser et faire connaître ses résultats auprès des agriculteurs (biologiques, intégrés et conventionnels), des jardiniers amateurs, des entreprises de jardins et d’espaces verts et des collectivités. Il met en réseau les producteurs et les organismes techniques des deux régions pour dynamiser et valoriser les compétences, les expériences et les innovations répondant aux problématiques de l’arboriculture biologique dans le territoire transfrontalier.

Contact: Laurent Jamar

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2.1.3. Valoriser l'Expérience Transfrontalière en production légumière biologique Ce projet est clôturé depuis 2012

2.1.3. Valoriser l'Expérience Transfrontalière en production légumière biologique.

Ce projet est clôturé depuis 2012

Mise en réseau des producteurs et des organismes techniques des trois régions pour dynamiser et valoriser les compétences, les expériences et les innovations autour des problématiques de l’alimentation des ruminants et des productions légumières bio. A plus long terme, cette mise en réseau s’inscrit dans l’objectif de développer durablement les échanges et les complémentarités entre filières bio liées au territoire transfrontalier.

Contact: d.jamar@cra.wallonie.be

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2.2. Gestion des intrants

2.2. Gestion des intrants

Préconisation de bonnes pratiques en cultures de légumes pour le marché du frais dans le cadre des exigences du Programme de Gestion durable de l'azote (PGDA) en Wallonie.

Ce projet est clôturé depuis 2012.

Ce projet repose sur trois objectifs :

  1. Caractériser de la manière la plus complète possible le secteur de production des légumes pour le marché du frais en Wallonie, particulièrement dans toutes ses caractéristiques liées de près ou de loin à la pratique de la fertilisation azotée et à ses impacts sur l’environnement (en particulier les risques de pollution des eaux par le nitrate).
  2. Identifier et préconiser, à l’échelle de la rotation maraîchère stricte ou mixte, les bonnes pratiques qui permettront aux producteurs maraîchers pour le frais de respecter les exigences réglementaires qui pourraient leur être imposées via le PGDA dans un proche avenir.
  3. Travailler, en concertation très étroite avec la structure d’encadrement du PGDA en Wallonie, à la réflexion sur la possibilité d'établissement des valeurs annuelles de référence APL qui pourraient être décidées par l'Administration Wallonne pour le secteur des légumes maraîchers pour le frais.

Contact: Jean-Pierre GOFFART

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2.3. Filière de certification du matériel végétal de reproduction

Le C.R.A-W a depuis longtemps développé des recherches et des activités visant l’amélioration et la garantie de la qualité des productions agricoles, et horticoles.
Dans le cadre de plantes dont la multiplication est essentiellement basée sur la voir végétative, la qualité du matériel est essentielle, tant au niveau sanitaire qu’au niveau de l’identité.

2.3.1. Certification sanitaire

2.3.1. Certification sanitaire

Le CRA-W a développé l’ensemble des outils permettant la production de matériel de pépinière garanti exempt de virus à destination de la filière de la pépinière.

Depuis de nombreuses années, le CRA-W participe ainsi aux programmes d’assainissement et aux filières de production de plants sains pour la Belgique et l’étranger. Il concentre ses activités sur la culture de méristèmes pour éliminer les bactéries phytopathogènes et les virus du fraisier et sur l’optimalisation de cette technique chez les espèces ligneuses fruitières en combinaison lorsque nécessaire avec la thermothérapie ou la chimiothérapie. Il met au point des systèmes de culture in vitro respectant la conformité variétale et développe ceux-ci à grande échelle au profit des producteurs privés ou publics de plants certifiés.
Le matériel ainsi produit est testé en laboratoire par techniques ELISA et (RT)-PCR puis les plants subissent une procédure d’indexages biologiques répétés sur un choix d’indicateurs, en pépinière ou en serre.
Une fois le statut « virus-free » du plant « candidat » vérifié, celui-ci est établi en parc à bois comme « arbre mère » et est soumis alors à des contrôles réguliers par indexage ou tests en labo. Des greffons ou marcottes de celui-ci sont alors délivrés aux parcs à bois officiels dans lesquels les pépiniéristes peuvent commander leur matériel.

Contact : Marc Lateur

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2.3.2. Identification variétale

2.3.2. Identification variétale

La commercialisation nationale et internationale tant de matériel végétal (arbres, semences) que de produits dérivés (fruits, plants, graines, tubercules) exige de plus en plus de garanties d'authenticité variétale.

Ces dernières années, l'utilisation de marqueurs moléculaires en identification variétale a connu un développement spectaculaire. Les marqueurs moléculaires offrent en effet l'opportunité de contourner les difficultés liées aux observations phénotypiques en identifiant des variétés directement à partir de leur ADN (empreintes génétiques). Les marqueurs moléculaires permettent en effet d'identifier une variété à partir de n'importe quel organe (feuilles, fruits, semences, tubercules, écorce) et indépendamment du stade de développement de la plante et des conditions environnementales.
Des travaux d'authentification variétale par marqueurs microsatellites sont réalisés au CRA-W en pommier, poirier, et cerisier afin de répondre à des demandes émanant de professionnels ou de scientifiques.

Contact : Dominique MINGEOT

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2.4. Valorisation qualitative des productions

2.4.1. QUALIPOMME: Promotion de pommes de qualité différenciée par l’application  d’une méthodologie permettant d’optimiser la date de récolte.

2.4.1. QUALIPOMME: Promotion de pommes de qualité différenciée par l’application d’une méthodologie permettant d’optimiser la date de récolte.

La qualité des pommes est essentielle pour la production et la commercialisation de pommes de qualité différenciée (pommes de table et pommes à cidre). Or, elle dépend essentiellement du stade de maturité des fruits lors de la récolte. La date de récolte est donc un point-clé pour la production de pommes de qualité. L’objectif principal de ce projet est de développer une méthodologie d’analyse de la qualité des fruits permettant d’optimiser les dates de récolte afin de mieux valoriser la qualité différenciée des pommes produites en Wallonie.
Cette méthodologie sera basée sur la qualité nutritionnelle des fruits analysée avec des méthodes de référence et des méthodes rapides et non-destructives (spectroscopie proche infrarouge notamment). Les paramètres de qualité considérés sont la fermeté, l’acidité, la teneur en amidon, en sucre et en polyphénols totaux.
Ce projet permet avant tout de mieux valoriser et de faire connaître la filière fruitière wallonne ainsi que ses produits transformés. L’optimisation de la qualité des pommes de table produites en Wallonie permettra en effet de valoriser et d’améliorer la renommée de cette filière.

Contact: Audrey Pissard, Marc Lateur
2.4.2. CAPPLE: Développement d'un nouvel ingrédient naturel contenant des extraits de pomme contribuant efficacement au contrôle du poids

2.4.2. CAPPLE: Développement d'un nouvel ingrédient naturel contenant des extraits de pomme contribuant efficacement au contrôle du poids

L’objet de CAPPLE s’inscrit d’une part dans le cadre de la lutte contre l’obésité, considérée par l’Organisation Mondiale de la Santé comme une épidémie affectant le monde entier et toutes les classes d’âge. L’obésité serait principalement due à la généralisation d’un nouveau mode de vie associant un manque d’activité physique et une alimentation inadaptée. D’autre part, les consommateurs cherchent de plus en plus à associer la qualité des aliments avec leur santé pour bénéficier de leurs effets protecteurs sans modifier les habitudes alimentaires.
L’objectif du projet est le développement et la commercialisation d’une (ou de) formulation(s) synergique(s) de produits d’origine naturelle (dont des extraits de pomme) contribuant efficacement au contrôle du poids. Cet objectif se base sur la capacité de certaines molécules naturelles à assurer une bonne biodisponibilité d’éléments très importants du transit intestinal ayant un effet sur la régulation du poids et des matières grasses. De plus, certains extraits de pomme, riches en fibres et en polyphénols, réduisent l’absorption des sucres au niveau intestinal. Le projet permettra également de valoriser des sous-produits de l’industrie de transformation de la pomme (filière cidricole wallonne) via l’utilisation de marc de pomme comme matière première. Les travaux se concentreront sur la mise au point desdites formulations synergiques et sur l’évaluation métabolique in vitro & in vivo (préclinique) de leurs actions sur une éventuelle aide au contrôle de poids.

Contact: Vincent Baeten

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3. Soutien à la protection des productions horticoles

Pour soutenir la profession horticole, le CRA-W a développé depuis des décennies des actions originales diverses relatives à la protection des cultures : depuis les premières recherches portant sur la lutte intégrée en cultures fruitières dans les années 1980 jusqu’aux avancées scientifiques plus pointues actuelles

Le CRA-W a mis sur pied un guichet unique de consultations sur les maladies et les ravageurs de plantes à destination des professionnels, permettant l’analyse d’échantillons déposés ou des expertises sur le terrain.

Les chercheurs du CRA-W développent également des études spécifiques concernant divers bio-agresseurs (maladies et ravageurs) de plantes horticoles fruitières ou ornementales tels que le phytophtora des plantes ornementales, les bactérioses en horticulture fruitière ou le bupreste du poirier.

Par ailleurs, des dispositifs d’alerte et de surveillance en matière de risques liés aux bio-agresseurs (« biovigilance ») sont mis en place au CRA-W pour le suivi de ravageurs émergents dans divers secteurs, et en particulier celui de la production horticole.

La création d’un système d’avertissements concernant les insectes ravageurs de productions horticoles, constitue un deuxième outil majeur au service de la profession.

Dans le même contexte, des recherches sur la sélectivité et l’efficacité des produits de protection des plantes, ainsi que sur la quantification des résidus de pesticides dans les denrées alimentaires, viennent compléter ce panel d’actions de soutien aux productions horticoles.

Dans ce cadre, le CRA-W travaille régulièrement tant en collaboration avec les Centres pilotes régionaux qu’au sein de programmes régionaux, fédéraux et européens.

3.1. Service de consultations

3.1. Service de consultations

Le Guichet Consultation du Centre wallon de Recherches agronomiques fonctionne à l’intention des professionnels qu’ils soient agriculteurs, pépiniéristes, producteurs de fruits,  maraîchers, forestiers, gestionnaires d’espaces verts, …traditionnels ou « bio ». Le guichet unique centralise et traite les demandes et relaie vers les experts si nécessaire

Les consultations réalisées concernent:

  • les maladies (champignons, bactéries, virus)
  • les désordres physiologiques (carences, incidents climatiques, …)
  • les dégâts causés par divers ravageurs (insectes, acariens, rongeurs,…)

sur végétaux de toute nature.
La cause des symptômes observés est identifiée à partir d’échantillons ou lors de visites de terrain. Des moyens de lutte adaptés au cas rencontré sont ensuite conseillés.
Contact : Sophie Schmitz

Pour plus d'information :

3.2. Avertissements phytosanitaires

L’élaboration d’un système d’observations-avertissements pour le secteur horticole a été suscitée par l’apparition de problématiques spécifiques, en particulier celle du bupreste du poirier, nécessitant un appui à l’ajustement des interventions phytosanitaires devant être mises en œuvre par les producteurs eux-mêmes. Initié en 1997, ce système s’est développé progressivement, servant d’abord les pépinières de production de plants ligneux (en collaboration avec le Centre pilote CEHW) ainsi que la production fruitière (en appui aux Centres pilotes CEF & GAWI), puis s’élargissant à la production de fraises et de petits fruits ligneux (en partenariat avec le Centre pilote GFW).

Les observations, réalisées initialement par le CRAW, ensuite prises en charge par les Centres pilotes, sont devenues routinières et touchent un nombre croissant d’insectes ravageurs, qu’ils soient endémiques ou émergents. Les tâches d’observations sont fastidieuses et nécessitent une main d’œuvre expérimentée. L’animation des avertissements exige pour sa part rigueur et disponibilité car elle est contrainte par le caractère d’urgence : sous la guidance du CRA-W, elle est gérée actuellement par les Centres pilotes eux-mêmes qui envoie les avis à leurs membres. Ces avis sont aussi mis en ligne sur le site du CRA-W et sont subdivisés en 3 rubriques concernant respectivement : « Pépinières ornementales et fruitières », « Cultures fruitières » et « Fraises et petits fruits ligneux ».

Pour plus d'information :

3.3. Etudes spécifiques concernant des bioagresseurs

3.3.1. Le bupreste du poirier (Agrilus sinuatus) en pépinières et vergers

3.3.1. Le bupreste du poirier (Agrilus sinuatus) en pépinières et vergers

Le bupreste Agrilus sinuatus, endémique mais résurgent, constitue depuis 1997 un ravageur clé des cultures de poirier, en particulier des pépinières et des jeunes plantations, pas uniquement en Belgique mais, à l’heure actuelle, dans toute l’Europe occidentale.
Etant donné le mode de vie cryptique de cet insecte, son observation ainsi que la gestion de sa lutte sont particulièrement difficiles. A cet égard, des suivis très précis selon une technique élaborée et éprouvée au CRA-W doivent être organisés afin d’établir la meilleure synchronisation entre l’émergence du ravageur et la lutte phytosanitaire préconisée aux pépiniéristes et aux producteurs fruitiers. La recherche d’outils performants de détection du ravageur reste cependant encore nécessaire.
A la demande des professionnels des secteurs concernés (horticulture fruitière et ornementale), des investigations relatives à l’efficacité d’insecticides autorisés en production intégrée ont été menées pendant plusieurs années et ont permis de mettre au point une méthode expérimentale efficace pour tester ce type particulier de ravageur.

Contact: Christiane Fassotte

Pour plus d'information :

3.3.2. Biovigilance : La drosophile du cerisier (Drosophila suzukii) en  cultures fruitières

3.3.2. Biovigilance : La drosophile du cerisier (Drosophila suzukii) en cultures fruitières

Nouveau ravageur des cultures fruitières, la drosophile du cerisier (Drosophila suzukii) est un insecte invasif en provenance d’Asie, qui s’est déjà révélé très nuisible à l’étranger dans diverses productions de fruits (cerise, framboise, mûre, myrtille,…). En Belgique actuellement, l’espèce n’est plus considérée comme ravageur de quarantaine. L’insecte a été observé pour la première fois en Belgique en novembre 2011 (en Flandre), puis le CRA-W l’a mise en évidence sur son site en janvier 2012, juste avant la vague de froid. Mais c’est à partir de juillet 2012 que le réseau de piégeage mis en place depuis mars grâce à la collaboration GFW & CRA-W a commencé à capturer les premiers individus dans les parcelles expérimentales du CRA-W, et ultérieurement dans d’autres localités de Wallonie, attestant de l’installation de ce nouvel ennemi dans nos contrées. Avec la première découverte de cette espèce en Wallonie, les dispositifs d’alerte et de surveillance mis en place au CRA-W démontrent leur pertinence pour le suivi de ravageurs émergents dans le secteur de la production horticole.

Contact: Christiane Fassotte

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3.3.3 Biovigilance : Les Mouches américaines de la Cerise (Rhagoletis cingulata & Rhagoletis indifferens) en cultures fruitières

La Mouche de la cerise (Rhagoletis cerasi) est, de longue date, un ravageur indigène dont les dégâts sont bien connus. Deux nouvelles « Mouches de la cerise », appartenant au même groupe taxonomique (Tephritidae) et occasionnant le même type de dégâts mais à une époque plus tardive, sont susceptibles de présenter une menace supplémentaire pour le secteur fruitier belge : Rhagoletis cingulata (OEPP, liste A2) et Rh. indifferens (OEPP, liste A1), toutes deux de quarantaine et d’origine américaine. La première est déjà présente en Europe, notamment en Allemagne et aux Pays-Bas, mais pas la seconde. Sous l’égide du SPF Santé publique (Projet FLYALERT), une campagne de détection de ces deux espèces a été initiée en 2013 sur le territoire belge : le CRA-W prend en charge le suivi en Wallonie et à Bruxelles, et le pcfruit s’occupe de la Flandre. Ce monitoring a déjà permis de confirmer la présence de Rh.cingulata tant au nord qu’au sud du pays.

Contact: Christiane Fassotte

3.3.4. Biovigilance : La Mouche du brou du Noyer (Rhagoletis completa)

3.3.4. Biovigilance : La Mouche du brou du Noyer (Rhagoletis completa)

Présente en Italie, France, Suisse, Allemagne, Autriche, la Mouche du brou du Noyer (Rhagoletis completa) n’a pas encore été signalée dans notre pays. Cette espèce de Tephritidae, réglementée au niveau européen (2029/CE/Annexe 1A1) et belge (AFSAC/FAVV, liste A1), peut engendrer des dégâts atteignant 50% à 90% de la production de noix. Elle constituerait donc un risque majeur dans les noyeraies belges. Sous le couvert du SPF Santé publique (Projet STATUSQ), le suivi de cette espèce est pris en charge depuis 2014 par le CRA-W pour la Wallonie et le pcfruit pour la Flandre.

Contact: Christiane Fassotte

3.3.5. Biovigilance : Le Puceron américain de la Vigne (Viteus vitifoliae)

3.3.5. Biovigilance : Le Puceron américain de la Vigne (Viteus vitifoliae)

Le Puceron américain de la Vigne (Viteus vitifoliae), appelé aussi Phylloxera, vit sur les racines de la Vigne européenne qui y est très sensible, alors que les Vitis américains se montrent beaucoup plus résistants. Ce puceron radicicole peut engendrer à long terme la mort du plant. Quoique cette espèce de quarantaine (OEPP, liste A2) ait été observée dans les pays limitrophes comme la France, le Luxembourg et l’Allemagne, elle n’a jamais été signalée de Belgique. Cependant, l’accroissement des surfaces viticoles dans ce pays est susceptible de faire apparaître ce ravageur. Sous le même chapeau du SPF Santé publique, la détection de cette espèce est prise en charge depuis 2014 par le CRA-W pour la Wallonie et le pcfruit pour la Flandre.

Contact: Christiane Fassotte

3.3.6. Phytophthora ramorum

3.3.6. Phytophthora ramorum

Phytophthora ramorum Werres, de Cock & Man in’t Veld est un agent pathogène exotique. Il a été introduit dans les années 90 aux USA où il a causé de gros dégâts en forêts sur des espèces de Lithocarpus et de Quercus sur la côte Californienne et en Oregon (agent de la « mort subite du chêne »). En Europe, il a été découvert à la même époque dans des pépinières ornementales en Allemagne et aux Pays-Bas. Bien qu’il soit capable d’infecter un grand nombre d’espèces végétales, on le retrouve principalement sur Rhododendron et Viburnum. Il a été identifié pour la première fois en Belgique en 2002.
Dans le cadre de ses activités de laboratoire national de référence pour les maladies des plantes, le laboratoire de mycologie du CRAW effectue des analyses vis-à-vis de cet agent pathogène depuis plusieurs années à partir de plantes prélevées en pépinières par les inspecteurs de l’AFSCA. Le laboratoire participe aussi à des recherches ciblées sur cet agent pathogène, notamment sur les risques qu’il représente pour les forêts en Wallonie.

Contact: Anne Cahndelier

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3.3.7. Le chancre bactérien du marronnier (Pseudomonas syringae pv. aesculi)

3.3.7. Le chancre bactérien du marronnier (Pseudomonas syringae pv. aesculi)

Le chancre bactérien du marronnier est une maladie émergeante présente sur la quasi-totalité du territoire belge et qui peut induire la mort d’un marronnier blanc ou rouge en quelques années. Fort d’une longue expérience sur les maladies causées par Pseudomonas syringae, le projet a pour objet de décrire le cycle de vie de Pseudomonas syringae pv. aesculi, d’orienter la lutte et de proposer de potentielles essences de substitution plus résistantes. Un service de diagnostic et de conseil est disponible aux pépiniéristes et gestionnaires de plantation.

Contact: Alain BULTREYS

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3.3.8. Meilleure connaissance des bactérioses et des sensibilités variétales en vue d'une lutte raisonnée en horticulture fruitière

3.3.8. Meilleure connaissance des bactérioses et des sensibilités variétales en vue d'une lutte raisonnée en horticulture fruitière

L’objectif de ce projet est d’optimaliser le diagnostic des dégâts causés par les bactéries pathogènes des vergers fruitiers en vue de mieux évaluer leur importance et d’améliorer et de rationaliser la lutte. Ce travail passe par la mise sur pied d’un centre d'identification et d'information au service des producteurs et par l’étude de la diversité interne des populations de pathogènes bactériens wallonnes ; connaissance indispensable à l'élaboration de nouveaux moyens de lutte respectueux de l'environnement. Un état des lieux est également réalisé en ce qui concerne la résistance au cuivre parmi ces populations. L’évaluation de l’action du fosetyl-Al (Aliette), homologué en lutte contre le chancre bactérien en poirier, est également à l’étude.

Contact: Alain BULTREYS

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3.3.9. Inventaire des maladies bactériennes en cultures maraichères en Wallonie

3.3.9. Inventaire des maladies bactériennes en cultures maraichères en Wallonie

Ce nouveau projet a pour objet de réaliser un inventaire des maladies bactériennes rencontrées en cultures maraichères en Wallonie ; sur base d’enquêtes de terrain et de demandes d’expertises du secteur. Il élargira le service offert en maladies bactériennes des plantes, pour une prise en considération plus juste des problèmes et des solutions à apporter.

Contact: Alain BULTREYS

3.4. Phytopharmacie

3.4.1. Sélectivité des produits de protection des plantes à l’égard des arthropodes utiles

3.4.1. Sélectivité des produits de protection des plantes à l’égard des arthropodes utiles

L'objectif de ce travail est de déterminer la toxicité des produits de protection des plantes vis-à-vis des principaux auxiliaires de lutte contre les ravageurs utilisés en lutte intégrée, qu’ils soient présent naturellement dans l’environnement (arboriculture, culture de plein champ) ou artificiellement introduits (serres). L’utilisation de produits sélectifs est en effet une des clé de la réussite ou non du contrôle intégré des ravageurs par les auxiliaires. Dans de nombreuses cultures, le respect des auxiliaires réduit fortement le nombre de traitement insecticides en saison et contribue à la réduction d’intrants et à la présence de résidus de pesticides à la récolte. Les principaux résultats de cette recherche sont disponibles dans une base de donnée présente sur le site de l’OILB et gérée par le CRA-W.

Contact : labecotox@cra.wallonie.be

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3.4.2. Agréation des Pesticides à usage agricole. Evaluation des Dossiers d’Efficacité

3.4.2. Agréation des Pesticides à usage agricole. Evaluation des Dossiers d’Efficacité

Remettre, aux autorités belges, un avis motivé sur l’efficacité et la sélectivité des pesticides pour lesquels une autorisation de vente est demandée. Cet avis doit comprendre la vérification de la pertinence de l’ennemi pour la culture à protéger et la compatibilité de l’utilisation proposée avec la "Bonne Pratique Agricole".

Contact : Bernard Weickmans

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3.4.3. Etude des résidus de pesticides dans les denrées alimentaires

3.4.3. Etude des résidus de pesticides dans les denrées alimentaires

Ce projet a pour objectif la réalisation d’essais résidus en conditions contrôlées (parties champ et laboratoire) en vue de fournir les données scientifiques nécessaires à l’agréation des produits phytopharmaceutiques et en particulier la fixation des limites maximales de résidus de pesticides (LMRs). Ces essais sont réalisés conformément à la réglementation européenne (Directive 91/414/CEE) et internationale (recommandations CODEX/FAO/OMS) en matière de résidus de pesticides et en accord avec les principes de l’OCDE de Bonnes Pratiques de Laboratoire (certificat BPL C04).

Contact: Olivier Pigeon

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