La prairie fauchée et pâturée : une ressource à valoriser « en souplesse »

Un premier évènement du Rallye wallon de L'Herbe

Un premier évènement du Rallye wallon de L'Herbe

Visites de terrain au Centre wallon de Recherches agronomiques à LIBRAMONT

 

 

Dans le cadre du projet Interreg DAIRYMAN et en partenariat avec la Direction du Développement et de la Vulgarisation de la DGARNE, l'asbl Fourrages-Mieux et le Centre d'Essais en Agriculture Biologique, le Centre wallon de Recherches agronomiques a accueilli plus de 130 personnes (dont une majorité d'agriculteurs) pour présenter et discuter leurs résultats de recherches et pour une visite de terrain sur le thème de la prairie pâturée et fauchée.

Le pâturage court : un expert luxembourgeois nous en parle

Pour obtenir de l'herbe tout le lait que les vaches peuvent en tirer, il est nécessaire d'adapter le pâturage à la pousse saisonnière. Dès lors, des pratiques de suivi et des règles de conduite ont été présentées aux éleveurs afin qu'ils puissent prendre les bonnes décisions au bon moment. H. Kohnen nous a expliqué les règles et avantages du pâturage court (entrée à 7 cm, sortie à 3.5 cm). Il a également démontré l'utilisation sur le terrain de l'herbomètre qui permet une estimation rapide de la hauteur du couvert.

L'impact du pâturage d'arrière-saison sur le risque de lessivage de l'azote

Un pâturage d'arrière saison mal géré peut donner lieu à des pertes d'azote par lessivage. Dans ce contexte, S. Hennart a présenté un outil d'aide à la décision qui permet d'évaluer ce risque en fonction des pratiques. L'importance des chargements sur l'ensemble de la saison de pâturage mais également en arrière-saison sont deux paramètres qui augmentent le risque tandis que l'introduction d'une fauche dans le plan de gestion de la parcelle permet une exportation d'azote qui diminue considérable le risque d'obtenir une valeur d'APL importante.

Le Comportement, au pâturage, des ruminants sur des couverts hétérogènes

Une bonne prairie est généralement composée d'un mélange de plantes, graminées et légumineuses. L'arrangement spatial des fourrages influencent l'ingestion, le comportement animal et les performances. L'étude menée par V. Decruyenaere montre que les moutons expriment une préférence partielle pour les légumineuses. Les hauteurs d'herbe mesurées avant et après pâturage en témoignent. Le temps passé à ingérer semble également supérieur lorsque les plantes sont présentées en monoculture ou en association simple, surtout si la légumineuse est du lotier.

L'efficacité des activateurs de sol sous prairies : une étude proactive

En principe, le but des activateurs de sols est d'améliorer la nutrition des plantes sans apport de quantités importantes d'engrais et donc d'améliorer les performances économiques et environnementales du système. Néanmoins, même si on observe un effet positif de ces produits, les études menées par D. Knoden et Y. Seutin montrent que les coûts engendrés par leur application sont supérieurs à la valeur des gains de rendement obtenus. Une bonne gestion des engrais de fermes, un chaulage régulier et l'utilisation de mélanges à base de légumineuses restent donc les actions prioritaires à mener pour garantir des productions fourragères performantes.

Le sol, comment ca marche ?

Néanmoins, la bonne compréhension et interprétation de ces résultats nécessitent l'observation de la structure du sol en question, directement sur le terrain. E. Montignies nous a donc présenté une méthode de diagnostic de sol qui permet de décoder le sol en trois étapes : déceler les zones de compaction, vérifier la présence de calcaire et vérifier la stabilité et porosité du sol.

Expérimentation sur les associations multi-espèces en agriculture biologique

D. Jamar a mis en place différents essais afin d'évaluer l'impact du mode d'exploitation (Fauche, Fauche-Pâture et Pâture) sur l'évolution de la composition en espèces des couverts afin de comprendre la dynamique de compétition entre les espèces et de donner des directives en ce qui concerne les pratiques à favoriser pour tirer le meilleur parti des associations. L'étude montre que l'intégration d'association multi-espèces dans les couverts des exploitations présente des avantages non négligeables en termes de stabilités et de robustesses du couvert. Néanmoins, une telle orientation nécessite une bonne technicité en termes de choix des mélanges et de leur gestion.

Le compte-rendu complet est disponible ICI

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