Du
01 Janvier 2024
au
31 Décembre 2028

PHYTORE² : Développer un réseau d'exploitants/producteurs exemplaires dans le domaine de la réduction de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques

Co-construire avec un réseau de douze agriculteurs des trajectoires de transitions vers une réduction d’utilisation des produits phytopharmaceutiques.

Contexte

Afin de préserver la biodiversité et les services écosystémiques qu’elle délivre telle que la préservation de la qualité de nos ressources en eau, ainsi que la santé des agriculteurs et des citoyens, les politiques européennes, traduites en politiques régionales, imposent une réduction de 50% de l’utilisation des pesticides à l’horizon 2030 avec un focus sur les pesticides les plus dangereux.

L’atteinte de tels objectifs nécessite une reconception de nos systèmes de cultures afin que les processus écologiques prennent le relai des pesticides actuellement mobilisés. Ces derniers ne devant être mis en œuvre que dans les cas critiques en portant une attention particulière quant à leur innocuité vis-à-vis des organismes non cibles.

Une telle transition, une telle redéfinition de nos systèmes nécessite de favoriser le dialogue entre recherches, conseils et pratiques en accompagnant les agriculteurs et en mobilisant leur savoir-faire. Mais également de mobiliser les acteurs de l’ensemble de la filière agricole et alimentaire afin de pouvoir développer les techniques et ressources génétiques nécessaires et adapter les business model, les process de conditionnement et transformation à d’autres standards de qualité.

Objectifs de la mission

Le projet a pour objectifs de co-construire et mettre à l’épreuve des pratiques innovantes permettant une transition vers l’objectif de réduction de 50% de l’utilisation des PPP au sein d’un réseau d’une douzaine d’exploitations affichant une volonté de réduction de l’usage des produits phytopharmaceutiques (PPP). Le projet a également pour objectif de communiquer sur les retours d’expériences et autres résultats des expérimentations. Ce groupe d’exploitations devra inclure des espèces gourmandes en PPP (pomme de terre, betterave, …) et être localisé, tant que possible, sur des zones sensibles (captages, …). Il mobilisera les connaissances scientifiques actuelles et le savoir-faire d’experts externes dans le domaine des pratiques agroécologiques innovantes, mais également les acteurs de l’amont et de l’aval afin de pouvoir valider les techniques mobilisables et identifier les manières de lever les freins qu’elles occasionneraient à l’aval des filières.

En termes d’indicateurs de résultats, les agriculteurs s’engageront dans la mise à l’épreuve de techniques innovantes ainsi définies, sur, a minima, un hectare de leur exploitation et ce sur l’ensemble de la durée de la rotation. La pression des PPP, évaluée au travers d’un indicateur de type « ISAC », devra être diminuée de moitié en comparaison avec les pratiques classiquement mises en œuvre. Les trade-off existants avec les autres dimensions de la durabilité des exploitations seront également pris en compte.

Financement

PWRP III - Ministère de l’Environnement, de la Nature, de la Forêt, de la Ruralité et du Bien-être animal