Du
01 Mars 2001
au
30 Janvier 2005

MBMinFEED

Projet CRA-W/RCS, coordinateur

Contexte

L’une des conséquences de l’émergence de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) au début des années 90, a été la Décision de la Commission européenne n° 94/381/EC du 27 juin 94 (amendée plusieurs fois) qui fixait l’interdiction d’utiliser des protéines issues d’animaux dans l’alimentation des ruminants. Après la nouvelle crise de l’ESB en fin d’année 2000, la Commission européenne a décidé d’élargir cette interdiction aux autres ingrédients d’origine animale pour l’alimentation de tous les animaux destinés à la consommation humaine. En vertu de la Décision 2000/766/EC du Conseil européen du 4 décembre 2000, les protéines animales (farines de viande et d’os, farines de sang et leurs dérivés, farines de sabots, farines de sous-produits de volaille, farines de poisson, phosphate dicalcique et gélatines) ont été totalement interdites pour l’alimentation de cette catégorie d’animaux. Néanmoins, les états membres faisaient des exceptions en acceptant les protéines hydrolysées, les farines de poisson et le phosphate dicalcique pour les autres animaux que les ruminants. Le lait et ses sous-produits sont autorisés pour l’alimentation de tous les animaux. Ces décisions sont valables pour une durée indéterminée. L’évolution des différentes règles à propos des matières premières autorisées ou non dans la formulation des aliments, nécessite le développement et l’adaptation continuelle des méthodes utilisées pour la détection d’ingrédients illicites. Jusqu’à présent, les contrôles sont principalement basés sur l’identification microscopique des ingrédients illicites et plus particulièrement en cherchant des particules d’os dans la fraction sédimentée de l’aliment analysé. En 1998, le Centre wallon de Recherches agronomiques a proposé et développé une alternative à l’identification visuelle de particules animales dans un projet financé par le Ministère de l’Agriculture. Cela concernait la détection de particules de farines animales dans un aliment composé, à l’aide d’un microscope couplé à un spectromètre proche infrarouge. Malgré de bons résultats, cette technique est relativement lente. C’est la raison pour laquelle l’utilisation de la caméra a été proposée en 2000. En effet, la caméra utilisée dans le projet permet l’acquisition de 76800 spectres en environ 5 minutes, ce qui correspond à 400-600 particules.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de proposer une méthode rapide et fiable pour la détection et la quantification de farines animales dans les aliments.

Description des tâches

1) Le développement d’une banque d’échantillons. Depuis 1998, des contacts ont été établis entre le CRA-W et des producteurs d’aliments, des équarrisseurs et d’autres centres de recherches pour réunir des échantillons de matières premières et d’aliments composés. 2) Développement d’une base de données spectrales. Une base de données spectrales sera développée durant tout le projet. Les spectres sont collectés de manière à couvrir la variabilité des ingrédients qui peuvent se retrouver dans les aliments. 3) Développement de modèles pour discriminer les farines animales par rapport aux autres. Les spectres collectés sont utilisés pour développer des modèles de discrimination. Jusqu’à présent, les modèles des moindres carrés partiels (PLS), les réseaux de neurones artificiels (ANN) et les séparateurs à vaste marge (SVM) ont été utilisés avec succès. 4) Développement d’une stratégie pour faciliter l’utilisation et le transfert de la méthode. Il est essentiel que la méthode que nous développons puisse facilement être utilisée et transférée à des laboratoires de contrôle. C’est pourquoi la procédure sera simplifiée par des traitements de données de type “presse-bouton”. 5) Tester et valider la méthode. Les modèles développés sont testés avec des données indépendantes de façon à valider la méthode.

Résultats obtenus

Le spectromètre proche infrarouge à montré les potentialités de la spectroscopie proche infrarouge dans la discrimination de particules animales envers d’autres particules contenues dans l’alimentation du bétail. La microscopie proche infrarouge et la caméra ont clairement montré la faisabilité de la détection de particules de farines animales dans les aliments composés en utilisant le spectre proche infrarouge.

Financement

  • CRA-W - Centre wallon de Recherches agronomiques
  • FNRS - Fonds National pour la Recherche Scientifique
  • Politique Scientifique Fédérale
  • SPF Santé Publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement

Equipe