8 décembre 2014 Philippe VERMEULEN

La spectrométrie infrarouge au service du contrôle de l’alimentation animale

La diversité des sources d’approvisionnement en protéines végétales pour nos élevages nécessite des outils plus rapides et économiques pour éviter les contaminations et détecter les fraudes.

La spectrométrie infrarouge au service du contrôle de l’alimentation animale

La bonne santé des élevages de bétail est fortement dépendante de l’approvisionnement d’aliments sains et de bonne qualité. De nouvelles sources de matières premières d’aliments à destination animale sont recherchées suite à l’augmentation des coûts de la plupart des matières premières actuelles. Ces nouvelles sources peuvent consister en de nouvelles matières premières et/ou des matières premières existantes issues de nouvelles zones géographiques. Un des objectifs du projet européen QSAFFE, financé par le 7ème programme cadre de la Commission européenne, est de fournir de meilleurs outils pour contrôler ces nouvelles sources d’aliments et détecter les fraudes ou contaminations possibles.

 

Le CRA-W y a contribué par le développement de méthodes de spectrométrie infrarouge pour la détection de contaminants ainsi que pour la traçabilité des matières premières. Deux problématiques ont été étudiées. Le premier cas d’étude concerne la détection de farines de soja adultérées par la mélamine pour augmenter le taux de protéines. Des simulations de contamination de soja à la réception de camions ont été réalisées en collaboration avec la société PROVIMI, partenaire du projet.Les recherches entreprises ont permis d’illustrer la capacité de la spectroscopie proche infrarouge à détecter la contamination du soja par la mélamine et ses dérivés, tel que l’acide cyanurique. Ces méthodes ont l’avantage d’être rapides, non-destructives, faciles à utiliser et respectueuses de l’environnement. De plus, elles permettent une application en ligne et la détection simultanée de plusieurs contaminants et/ou additifs, connus ou inconnus. Le second cas d’étude concerne l’authentification de l’origine botanique et industrielle de drêches de blé ou de maïs, issues de la production de bioéthanol et utilisés comme source alternative de protéines. L’objectif est de pouvoir tracer rapidement l’origine de l’approvisionnement des drêches. Cette étude a montré le potentiel de la spectrométrie moyen infrarouge pour discriminer les sources de drêches, en se basant sur la composition en acide gras après extraction in-situ de la matière grasse.

 

Dans ce projet, le CRA-W a ainsi contribué à l’élaboration de nouvelles stratégies garantissant, au niveau du laboratoire ainsi qu’à la réception des matières premières dans les ports et les industries, la qualité des diverses sources d’approvisionnement en protéines végétales et le contrôle des risques de contamination volontaire ou non dans la chaine alimentaire à destination animale.

Mise à jour 8 décembre 2014