Les torradovirus sont un groupe de virus végétaux émergents, identifiés récemment, qui représentent une menace croissante pour plusieurs cultures agricoles. Initialement observés sur la tomate, certains sont aujourd’hui présents dans plusieurs pays européens ainsi qu’à l’international, et certaines espèces sont classées comme organismes de quarantaine en Europe.
Au fil des années, de nouveaux torradovirus ont été découverts, notamment sur d’autres cultures importantes telles que la carotte, la laitue ou le manioc. La découverte récente d’un torradovirus associé à des dégâts importants sur la pomme de terre, a renforcé les inquiétudes concernant leur impact économique potentiel.
Malgré ces risques, les outils de détection disponibles restent limités. Cela complique la mise en place de stratégies efficaces pour prévenir leur introduction et leur propagation en Europe.
Objectifs et approche du projet
Ce projet collaboratif européen (EUPHRESCO) vise à valider des méthodes de détection génériques et spécifiques des torradovirus, pour élaborer un standard officiel reconnu par l’OEPP (Organisation Européenne et méditerranéenne pour la Protection des Plantes). Il s’appuie sur une l’analyse des connaissances existantes. Les outils de diagnostic existants seront évalués et, si nécessaire, de nouvelles méthodes plus performantes seront développées pour couvrir toutes les espèces réglementées. La fiabilité de ces méthodes sera vérifiée via des études inter-laboratoires impliquant plusieurs laboratoires européens.
Le projet prévoit également l’accréditation des méthodes développées par les partenaires belges (CRA-W et ILVO), ainsi que la mise en place d’une surveillance ciblée en Belgique dans des secteurs agricoles à risque. Les résultats obtenus contribueront à la rédaction de protocoles de référence internationaux et à l’élaboration d’un standard OEPP pour le diagnostic des torradovirus.
Impact attendu
Grâce à ce projet, les laboratoires disposeront d’outils fiables et harmonisés pour détecter les torradovirus, renforçant la sécurité phytosanitaire en Europe, notamment par une meilleure prévention de l’introduction de virus réglementés et une protection accrue des cultures agricoles.
Financement
Ce projet est financé par le Service publique fédéral (SPF) Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement














