17 Avril 2026

ALTWALCUIVRE

Recherche d’alternatives au cuivre en tant que fongicide utilisé en culture de pomme de terre et en viticulture en agriculture biologique en Wallonie.

Contexte et objectifs

Le cuivre demeure un levier essentiel de la lutte contre le mildiou en agriculture biologique en vigne (Plasmopara viticola) et en pomme de terre (Phytophthora infestans). Toutefois, son usage répété entraîne une accumulation dans les sols ainsi que des impacts négatifs sur l’environnement et les écosystèmes, ce qui a conduit à la mise en place d’un cadre réglementaire de plus en plus restrictif. Depuis 2018, le cuivre est classé comme substance candidate à la substitution, impliquant une réévaluation de son homologation tous les sept ans.

Le projet ALTWALCUIVRE vise à identifier, tester et valider des alternatives durables et efficaces à son utilisation.

Actions prévues

Une première phase consistera en une synthèse documentaire et technique des alternatives au cuivre. Celle-ci portera notamment sur les substances d’origine végétale et minérale, les huiles essentielles, les sucres, les stimulateurs des défenses des plantes, les produits de biocontrôle, les biostimulants, les outils d’aide à la décision, les variétés tolérantes ou résistantes, ainsi que les techniques physiques (qui ne seront testées dans le cadre du projet) telles que les traitements par UV-C, Viti-Tunnels, etc. L’analyse intégrera les pratiques actuellement mises en œuvre, le cadre réglementaire en vigueur, ainsi que les projets conduits en Belgique et à l’international.

Dans un second temps, la mise en place d’expérimentations en laboratoire et en plein champ sur les deux cultures ciblées est prévue durant deux saisons (2026 et 2027).

Les essais en laboratoire auront pour but de réaliser un criblage des produits alternatifs disponibles sur le marché afin d’évaluer leurs efficacités contre les agents pathogènes Phytophthora infestans (pomme de terre) et Plasmopara viticola (vigne).

La mise en place d’essais en champs en pomme de terre et en vigne en agriculture biologique permettra de tester les produits et des schémas de traitement adaptés en conditions réelles de cultures et d’évaluer leurs efficacités sur deux variétés face aux pathogènes.

Le traitement, la rédaction et la transmission des résultats de recherche auprès des agriculteurs et structures d’encadrement sera assuré notamment par la publication d’un document de synthèse (sur les sites officiels), l’organisation de visites d’essais et de journées dédiées à la diffusion des résultats. La problématique du cuivre et de ses alternatives ayant déjà fait l’objet de nombreux travaux de recherche, des échanges sont également prévus avec l’Agroscope (Suisse), les partenaires du projet PARICI (France) et d’autres pays voisins.

Synthèse des résultats attendus

Le projet permettra de disposer d’un état des lieux actualisé des alternatives au cuivre, d’identifier, nous l’espérons, des solutions pour réduire son usage en agriculture biologique et de produire des références techniques issues d’essais en laboratoire et en plein champ.

Dans le but de fournir des recommandations pratiques adaptées aux conditions wallonnes, le projet renforcera les échanges entre les acteurs de la recherche, les producteurs et les structures d’encadrement, contribuant ainsi à la transition vers des systèmes de culture plus durables et résilients.

Collaborations 

Le comité de pilotage du projet réunit un ensemble d’acteurs scientifiques, techniques et professionnels, comprenant le CRA-W, la FIWAP, le GAWI, le CARAH, le CPL Végémar, Biowallonie, le Collège des Producteurs, Corder, Viaverda, lITAB, Agroscope et la Haute École Condorcet.

Financement 

Plan de relance de la Wallonie dans le cadre Plan de développement de l’agriculture biologique à l’horizon 2030.