Cette année, au vu des contraintes légales imminentes à respecter, la journée s'articulera autour des actualités dans les deux filières.
En production avicole :
Poules pondeuses ; les nouveaux logements exigés au 1er janvier 2012 posent questions.
Qu'en sera-t-il de la circulation des œufs non conformes ? Comment la Commission Européenne va-t-elle parvenir à réguler le marché européen et celui des œufs importés des Pays Tiers ? Par ailleurs, les aides à l'investissement prévues du côté régional ont été débloquées très tardivement compte tenu de l'échéance fixée.
En poulets et dindes : normes pour Salmonella plus strictes au 1er janvier 2012.
Les lots de viande positifs devront être aiguillés vers une filière de traitement thermique. Voire plus, un critère d'hygiène du procédé serait ajouté prouvant l'absence de tout type de Salmonella. Comment parvenir à faire absorber les volumes par les structures de traitements thermiques, sans compter l'impact négatif en termes d'image vis-à-vis du consommateur ? Quelles seront les responsabilités engagées entre éleveurs et abattoirs ? ...
En production cunicole, des évolutions se dessinent également en matière de logement.
En production porcine :
Des marchés en pleine évolution à l'échelle européenne.
Face à l'Allemagne qui développe des méga-unités de naissage et organise son approvisionnement en porcelets avec les Pays-Bas et le Danemark, comment réagir ? Et qu'est-ce que cela va entraîner en termes d'échanges pour la Belgique ?
Logement des truies en groupe dès le 1er janvier 2013.
Où en sont nos éleveurs ? Et qu'adviendra-t-il des porcelets issus de truies logées dans des bâtiments qui ne seront pas en ordre à la date buttoir ?
Arrêt de la castration « à vif » des porcelets.
Beaucoup de polémique sur le sujet mais pas de décision claires, juste la déclaration européenne d'intention qui fixe des objectifs à court et moyen-termes. Que font nos voisins ?
Des enjeux globaux interrogent également les acteurs professionnels des deux filières sur les modèles de production à envisager dans l'avenir:
Devant la volatilité des coûts de production, les producteurs n'ont-ils pas intérêt à se regrouper ? Comment parvenir à maîtriser les coûts au niveau de l'alimentation animale ? Comment doit-on appréhender dans l'avenir la consommation de viande ? Face aux attentes des citoyens en termes de bien-être animal, quelle est la position de la grande distribution?