18 avril 2016 Jean-Pierre GOFFART
Recherche Phytopathologie Phytotechnie Production végétale Amélioration (végétale) u5 article

Contexte

En culture de pomme de terre, l'obtention de tubercules exempts d'altérations externes est devenue une exigence majeure pour leur commercialisation. Que ce soit pour le marché du frais (où le lavage des tubercules est généralisé) ou pour la transformation industrielle, les altérations de la peau provoquées par les différentes formes de gale commune due à Streptomyces spp., par le rhizoctone du à Rhizoctonia solani, par la dartrose due à Colletotrichum coccodes, et par la gale argentée due à Helminthosporium solani, déprécient fortement la valeur marchande et/ou technologique du produit. Le contrôle de certaines de ces maladies est possible par la lutte phytosanitaire classique, mais dans le contexte actuel (sécurité alimentaire, protection de l'environnement) la mise au point de techniques de lutte intégrée demeure une voie incontournable. La lutte contre les gales communes, impossible par traitements phytosanitaires, est étudiée depuis 1994. Dans les sols belges en particulier, suite à l'entretien du potentiel infectieux des populations de Streptomyces par d'autres plantes hôtes de la rotation comme la betterave sucrière, les carottes, les chicorée, l'obtention de tubercules exempts de gales communes est rendue très difficile. Néanmoins des possibilités phytotechniques existent pour limiter les attaques.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont de tester l'efficacité de plusieurs pratiques phytotechniques avant ou pendant la culture de pomme de terre sur la limitation de l'infection des tubercules par la gale commune.

Description des tâches

De 1994 à 1998, une étude approfondie sur la situation de la gale commune en Belgique et à l'étranger a été réalisée en collaboration avec le CORDER asbl (Clinique de Plantes de l'UCL à Louvain-la-Neuve) et le Proef Centrum voor aardappelteelt (PCA à Kruishoutem), avec le soutien financier de l'ex-ONDAH et l'ex-ORPAH. Plusieurs essais de contrôle de la gale commune à l'aide de l'irrigation ont été réalisés durant cette période. Actuellement, des études sont menées en collaboration avec l'INRA de Rennes (F) sur les possibilités de contrôle des gales communes par la gestion de la période d'interculture précédent la pomme de terre.

Résultats attendus

L'étude réalisée de 1994 à 1998 a permis de réaliser une cartographie de distribution des symptômes de gale commune de la pomme de terre en Belgique, ainsi qu'un inventaire de l'état des connaissances sur les conditions favorisant la maladies et les moyens de lutte envisageables. Suite aux essais réalisés, une gestion rigoureuse de l'irrigation durant les premières phases de la culture est apparue comme une méthode efficace contre la gale commune dite "à pustules". Les essais menés actuellement devront apportés des réponses sur les possibilités de contrôle en modulant les espèces d'engrais vert, la gestion des résidus de culture ou les apports d'amendements organiques durant l'interculture précédent la pomme de terre. Cette approche considère la lutte contre les quatre principales causes d'altérations externes: les gales communes, le rhizoctone, la dartrose et la gale argentée.

Contribution

Le CRA-W est maître d'œuvre du projet. Il assume les phases de recherche et de développement.

Coordinateur (CRA-W)

Equipe impliquée

Partenaires

CORDER asbl (Clinique des Plantes de l'UCL, Louvain-la-Neuve, B) INRA , (Unité Mixte de Recherche INRA/ENSAR BiO3P), Le Rheu , Rennes, F